mardi 31 décembre 2013

Bruxelles Ice Magic


Dans les jours qui viennent, je vais vous inonder de billets sur Bruxelles et Amsterdam, des expos à voir, des conseils de voyage, des adresses, considérez-vous comme prévenus. (Vous les retrouverez tous dans ma page Voyages, voyages.) (Passez un bon réveillon avec Desirless !)

Je commence par Bruxelles Ice Magic, une exposition de sculptures sur glace saisonnière visible jusqu'au 9 février 2014 (et qui sera probablement reconduite l'hiver prochain). Les expos de sculptures sur glace pullulent depuis quelques années, à Bruxelles, ô comble de l'originalité, les organisateurs avaient décidé de s'inspirer de la bande-dessinée. Le principe de l'expo : une balade dans un chapiteau fermé maintenu à -6 degrés dans lequel vous passez devant plein de statues et de décors en tentant de prendre les meilleures photos possibles entre les nombreux autres visiteurs, pour la somme de 15 euros que je trouve exorbitante pour 30 minutes d'expo (mais on aurait pu y passer plus longtemps si on voulait, sauf qu'à -6, non merci). Ne venez pas si vous n'avez pas prévu des couches supplémentaires pour vous réchauffer et assez de batteries pour faire des photos (et acheter votre billet à l'avance évite de faire la file).


Les deux choses que j'ai le plus appréciées sont les décors, qui permettaient plein de points de vue différents et créaient des atmosphères assez magiques photographiquement parlant grâce aux nombreux spots de couleurs et les jeux avec les différentes "textures" de glace, transparente, opaque, entre les deux, d'un seul bloc, en briques de différentes tailles ou carrément en neige. Je regrette de n'avoir pas pris plus de photos abstraites du genre, si c'était à refaire, j'irai encore plus couverte et du coup beaucoup plus lentement.


Le côté BD quant à lui est plus un prétexte qu'autre chose. C'est amusant de reconnaître de quoi l'on parle, la BD belge est évidemment bien représentée et ça m'a amusée de voir certains héros de mon enfance en glace, mais l'impression générale dénotait plus d'un soucis de popularité que d'érudition dans le domaine.

Même Moulinsart a donné son avis apparemment !

Au final le parcours est peu étendu, mais plein de recoins qui mériteraient d'être vus plus au calme. Sauf que les spectateurs sont très nombreux et enthousiastes et que tout le monde veut sa photo parfaite. J'ai été très impressionnée par certains rendus visuels et par la dextérité nécessaire face à certaines sculptures, un peu moins par les lumières qui étaient parfois excellentes et parfois inexistantes. L'agencement des lieux est aussi très bien pensé. 


C'est bien pensé à tous les niveaux d'ailleurs, du lieu (devant le Palais), au parcours, au bar en glace qui attend les plus alcooliques courageux à la fin, au café qui attend les visiteurs congelés à la sortie. Une affaire bien rodée qui roule. Et ce côté commercial aurait pu m'horripiler. 

Sauf que j'y étais avec Armalite, Monsieur Tout le Monde et Shalf et que je pourrais faire n'importe quoi avec eux ce serait chouette et toujours trop court. (Le compte-rendu de cette expo par Armalite.)


J'en profite pour remercier Armalite pour ce magnifique snood d'anniversaire que je vous exhibe avec ma nouvelle coupe de cheveux, parfaite pour le vent bruxellois !


Et je vous souhaite une très belle année 2014, avec des rêves réalisés, une santé sans nuages et des amis aussi merveilleux que les miens !

vendredi 20 décembre 2013

See you soon


Je file à Bruxelles et Amsterdam pour quelques jours.

Si j'y arrive, je viendrai peut-être vous faire un petit billet, mais il est probable que ce ne soit pas le cas et que le prochain sera en 2014.

Les risques de turbulences flood sur Instagram sont par contre non négligeables.

Si vous avez des conseils sur le truc à ne pas rater dans l'une des deux villes dans les deux prochaines semaines (à part Brussels Ice Magic et Amsterdam Light Festival qui sont déjà au programme) n'hésitez pas !

jeudi 19 décembre 2013

Casse-tête Chinois


Casse-tête Chinois (Cédric Klapisch, fr, 2013)

Après le succès de l'Auberge Espagnole, à la suite des Poupées Russes, Cédric Klapisch convoque à nouveau son casting star, cette fois-ci à Manhattan et à l'orée de la quarantaine. Casse-tête chinois est un film prétexte. Prétexte pour parler de la quarantaine et de la paternité, prétexte pour s'amuser encore avec Romain Duris son complice de toujours, prétexte pour filmer New York. Et tant mieux, quand Klapisch s'amuse, on s'amuse avec lui et il a visiblement pris beaucoup de plaisir à faire ce film.

Faire courir Romain Duris comme prétexte à des travelling fabuleux, mettre Wendy dans les bras d'un très riche Newyorkais pour avoir une vue sur Central Park, loger Cécile de France dans un incroyable loft à Brooklyn avec vue sur Manhattan et Romain à Chinatown, Klapisch s'en donne à coeur joie. Mais la somme de toutes ces vues de la ville finissent par former une carte postale un peu vide. A quatre exceptions près, on ne rencontre pas de Newyorkais, on reste avec notre casting de "petits français" qui se retrouvent de manière un peu capillotractée tous à New York.

mercredi 18 décembre 2013

TARDIS au point de croix


D'abord il y a les très originaux DIY d'Armalite, ensuite il y a des kits avec design, toile, fil, aiguilles et explications détaillées pour débutant qui pullulent sur Etsy, enfin il y a Doctor Who partout sur la toile pour son 50e anniversaire (dont l'épisode est MY-THIQUE d'ailleurs). Le résultat de ces trois conjonctions m'a forcée à commander ce kit pour réaliser un TARDIS au point de croix.

mardi 17 décembre 2013

de se gâter


D'abord, un énorme merci à tous ceux qui ont voté pour ma whishlist sur le site d'edelweiss qui demandait autant d'infos personnelles. Vu que je n'ai pas de nouvelle de leur part et que la page a été retirée, je suppose (!) que je ne suis pas la liste gagnante. Si l'un d'entre vous a gagné l'un des trois bons offerts au votant, faites-le moi savoir, je serais plus que ravie ! Mais même si je n'ai pas gagné, j'avoue que je me suis beaucoup amusée à composer cette liste et que je n'ai pas attendu de savoir si j'avais gagné ou non pour m'offrir et offrir à d'autres certains des items qui y figuraient, comme ce coussin totoro dont la photo est en tête de cet article et qui sera bientôt sur mon canapé et celui de ma meilleure amie qui vient d'emménager.

Je suis contente d'avoir mis des artistes suisses dans ma whishlist et j'espère que certains en auront profité pour acheter ce fameux nain bétonné de Plonk & Replonk ou un goodie de la campagne Indiegogo de Sipho Mabona (une photo du rhino rose est bientôt à moi grâce à mon adorable époux).



Pour gâter les autres, Lyly la curieuse pourrais-tu m'envoyer un mail (mon adresse est tout en haut de la colonne de gauche de ce blog) avec le design de ton choix et ta taille afin que je puisse te faire parvenir le t-shirt Made For Sunita ? Tu es la gagnante de ce petit concours ! (Je suis un peu déçue qu'il n'ait attiré qu'aussi peu de monde d'ailleurs, j'espère que c'était pour une bonne raison = vous préfériez acheter ce tshirt plutôt que de le gagner ? )

Enfin, aujourd'hui, c'est mon anniversaire. J'ai gardé de mes années de célibat une très saine habitude que je vous encourage fortement à imiter : m'offrir des cadeaux à moi-même. Je m'en suis offert deux cette année, un kit pour réaliser un TARDIS en point de croix, je vous montre le résultat dès qu'il sera terminé, et des stickers pour manucure un peu particuliers. J'ai adoré me gâter en achetant sur Etsy à des gens aussi passionnés par des trucs aussi étranges que ceux que j'aime, j'ai l'impression de les gâter eux aussi !



Un dernier mot pour ceux qui m'ont fait des très jolis cadeaux et vont faire de ce jour de mes 35 28 ans, un nouvel anniversaire inoubliable : merci <3

lundi 16 décembre 2013

All is lost


All is Lost (J.C. Chandor, usa, 2013)

Un container qui flotte, la voix-over d'un homme qui dit qu'il a tout essayé, mais qu'il n'y croit plus, et qui s'excuse d'abandonner. Ce seront pratiquement les seuls mots du film. Puis un plan sur Robert Redford qui se réveille en sursaut à cause d'un fracas terrifiant. Le container vient de percer la coque de son voilier sur lequel il navigue en solitaire, il est en train de traverser l'Océan Indien et le voilà avec une coque percée.

Dans les minutes qui suit, on comprend que cet homme est un excellent marin, que son bateau est très bien équipé et qu'il sait ce qu'il fait. Aucune panique, des actions précises et efficaces, un grand sens pratique, il faut commencer par décrocher le container, puis constater les dégâts et colmater le trou béant dans la coque, pomper l'eau, faire sécher l'électronique et voir s'il peut sauver quelque chose, rebrancher l'électricité au sommet du mat. Et c'est là qu'une tempête arrive. Ce n'est que la deuxième péripétie, il y en aura d'autres. Chacune d'entre elle est potentiellement mortelle. Pour chacune d'entre elle, il agit en marin expérimenté, avec calme, malgré son épuisement et sa peur.

dimanche 15 décembre 2013

Nails are my favorite ornament


Chaque année, OPI sort une collection de Noël. Cette année, aucune surprise, du rouge, beaucoup de rouge, des paillettes, beaucoup de paillettes. La seule nouveauté est qu'elle comporte plusieurs vernis texturé Liquid Sand. Mais sans surprise ne veut pas dire sans intérêt. 

samedi 14 décembre 2013

Manucure de noël


J'ai commencé hier à vous parler des nouveautés Essence, voici celle qui m'a le plus séduite : les petits pots pour faire des manucures caviar. Qu'est ce qu'une manucure caviar ? C'est une manucure où l'on applique sur un vernis frais de toutes petites billes. Lancée au départ par la marque anglaise Ciaté (qui est la première à inventer ce genre de délires et est ensuite suivie par toutes les autres marques depuis plusieurs années), ce type de manucure a ensuite été reprise partout, jusqu'à Claire's et maintenant Essence. C'est donc vu et revu et épuisé ? Peut-être, mais ça continue à m'amuser. D'autant que gamme d'Essence comporte des petites billes multicolores et que j'avais envie de tester une "déco de sapin". Voici donc ma manucure de fête pour cette année et son mode d'emploi, vous trouverez à la fin du billet d'autres idées, peut-être plus simple à réaliser, pour des manucures thématiques.

vendredi 13 décembre 2013

Essence est cheap, mais Essence est chic


Essence est une marque allemande de cosmétiques "cheap" dont je vous parle depuis des années. Je l'aime beaucoup parce qu'elle ose vendre des trucs totalement improbables pour des poussières, ce qui permet de tester des trucs improbables sans devoir les commander je ne sais où en y laissant un rein. Alors oui, elle copie et n'invente rien, mais surtout elle réussit à le faire pour pas cher. Donc on y perd souvent en qualité... et bien pas forcément. Ses vernis sont excellents au niveau de la tenue, elle produit l'un des meilleurs top coat du marché et ses nail art tools tiennent plutôt bien la route. A quelques exception près. Et là je vais vous parler d'une exception. Essence ne fait pas que copier d'autres marques, elle est aussi très attentive à ce que font les nailistas et n'hésite pas à sortir des produits pour aider les plus néophytes à reproduire ce qu'elles peuvent voir sur les blogs les plus barrés en manucures. Exemples du jour : la manucure "journal" et la manucure "boule à facettes".

jeudi 12 décembre 2013

Parfum d'épices


Le charmant Jérôme de Parfum d'épices m'a invité à tester un de ses ateliers et je le remercie, comme vous allez le voir, c'était un moment exceptionnel où j'ai appris des tonnes d'astuces et de savoir-faire. Pour l'instant, ces ateliers de découvertes (et confection) d'épices ne sont proposés qu'en groupes (pour des amis ou du team bulding d'entreprise), mais Jérôme réfléchit à la possibilité de les organiser différemment, nous étions là pour tester son nouveau format.

mardi 10 décembre 2013

Made for Sunita


Il y a deux ans, je vous proposais d'offrir chèvre, poules ou tas de briques pour noël (c'est toujours possible !), cette année, je vous propose de gagner un cadeau, pour vous ou l'un de vos proches. Ce cadeau est un t-shirt "Made For Sunita", la dernière action de Terre des Hommes pour lutter contre l'exploitation des enfants. Le travail de Terre des hommes consiste à sensibiliser l'opinion ici et là-bas concernant, et d'aider ainsi ces enfants à regagner les bancs des écoles afin de se garantir un meilleur futur.

Chaque t-shirt coût CHF 29.-, dont CHF 14.- sont reversés directement à Terre des Hommes (et CHF 1.- à la Fondation Switcher). Les t-shirts produits sont estampillés du label de la Fair Wear Foundation, qui garantit, entre autre, aucun travail fourni par des enfants (mais aussi des conditions de travail sans discrimination, un salaire et des horaires dignes, etc.). Vous pouvez aussi les acheter directement.


Mais comme je vous l'annonçais, je propose à l'un d'entre vous d'en gagner un. En le portant et en en parlant autour de vous, vous aidez déjà l'action de Terre des Hommes à se faire connaître. (Et en plus je les trouve vachement beaux ces t-shirts !). Pour jouer, c'est simple, il suffit de répondre à la question suivante dans les commentaires :
Combien d'enfants Terre des Homme aide-t-elle chaque année ?
En donnant la réponse à cette question (que vous trouverez sur le site de l'action) et en n'oubliant pas de m'indiquer une adresse email valide dans le formulaire du commentaire, vous participerez au tirage au sort et pourrez donc gagner un des t-shirt ci-dessus. (Tout le monde peut participer, si c'est en Suisse, Terre des Hommes vous enverra directement votre t-shirt, si vous êtes en Europe, je m'en chargerai. Je prendrai en compte les participations jusqu'au dimanche 15 décembre et vous donnerai le nom du gagnant ici-même lundi 16 décembre.)


L'important est évidemment de parler de cette action, n'hésitez donc pas à relayer mon article ou le site Made For Sunita. Vous pouvez également faire un don directement. Avec CHF 100.-, par exemple, Terre des Hommes finance une année entière de scolarité pour un enfant.

mardi 3 décembre 2013

With a little help from my friends!


Le magazine Edelweiss m'a proposé (ainsi qu'à 16 autres blogueurs suisses) de composer une whishlist pour vous donner des idées de cadeaux. J'ai fait le choix d'une whishlist ludique et colorée et j'espère qu'elle vous plaira / donnera des idées.

Et ce qui serait super-choubidou de ta part, ce serait de voter pour moi, la LISTE 7, ici : http://www.edelweissmag.ch/concours/mode/concours-wish-lists-blogueurs-votez-et-gagnez-lun-des-3-bons-globus-dune-valeur-de-500 

Le formulaire est un peu intrusif (Il vous demandera votre nom complet, votre adresse postale et votre email. Rien ne précise dans aucun règlement visible que les votes ne sont possibles que depuis la Suisse.), mais je serais hyper hyper hyper ravie que tu fasses partie des trois gagnants d'un bon de CHF 500.- chez Globus. (Si ma liste obtient le plus de votes, je gagnerai également un bon de CHF 500.- qui me permettra de m'acheter le KitchenAid turquoise dont je rêve depuis longtemps !)

Comme la whishlist n'est pas très lisible sur le site d'Edelweiss (à mon sens), je l'ai reproduite sur un board Pinterest où tu pourras voir les objets et leurs descriptions en détail.

Merci d'avance pour vos votes et n'hésitez pas à partager le lien de ce billet partout où vous pouvez !

©Sipho Mabona Origami
PS : L'artiste origami qui fait le magnifique rhinocéros fuchsia de ma whishlist s'appelle Sipho Mabona. Il projette de plier un éléphant grandeur nature dans un musée près de Lucerne et a un Indiegogo en court pour financer cette folie. Les goodies sont aussi sympas que l'artiste.

PS 2 : Dans mon envie de promouvoir l'art suisse, tu auras aussi reconnu dans ma liste le fameux nain bétonné de Plonk & Replonk.

lundi 2 décembre 2013

Les Garçons et Guillaume, à table !


Sur le papier, Les Garçons et Guillaume, à table !, n'allait pas forcément m'emballer. C'est un film de Guillaume Gallienne, sur Guillaume Gallienne, interprété par Guillaume Galienne dans deux rôles, adapté d'une pièce de théâtre de Guillaume Gallienne jouée par Guillaume Galienne. Pourquoi irais-je voir un tel tripotage de nombril ? Si vous vous dites la même chose je comprends, mais lisez la suite et laissez-moi vous faire changer d'avis.

Les Garçons et Guillaume à table n'est pas un film sur une pièce de théâtre, c'est un film-pièce de théâtre, un dispositif très élégant tant pour qui aime le cinéma que pour celui qui aime le théâtre (ce qui est rarement le cas, sauf quand on s'appelle Kenneth Branagh). Guillaume débute et termine sur scène. Et il nous guide avec son monologue devenu voix-off durant toutes les scènes du film qui passent ainsi tout à fait naturellement de l'une à l'autre sans soucis chronologique ni problème de réalisme. A aucun moment du film le fait qu'il incarne le rôle de Guillaume à 12 ans et 25 ans ne pose de problème. Ni quand il incarne la mère de son protagoniste, au contraire. Le procédé théâtral nous permet de passer d'un univers à l'autre dans une totale liberté avec une très grande fluidité, ce qui rend le procédé encore plus élégant et éloquent (Edit : la monteuse du film a emporté le César 2014 du Meilleur Montage, mérité). Pour ne rien gâcher, c'est très joliment mis en image, en particulier au niveau de la lumière et des décors. Quant au travail du son, tant dans la voix-off exceptionnellement maîtrisée, émouvante et drôle, que pour la musique qui nous propulse immédiatement dans des ambiances qui peuvent être diamétralement opposées d'une seconde à l'autre.

mercredi 27 novembre 2013

Détours Urbains

Il y a quelques semaines, je t'ai présenté le projet Détours Urbains, ou Map Your Town. Le projet a également plu à l'équipe de Nouvo qui m'a interviewée dans un petit sujet qui présente le fonctionnement de cette jolie initiative.


A part qu'évidemment je me trouve atrocement moche et que je déteste ma voix, comme toujours, le sujet est tout à fait sympathique et j'ai pris beaucoup de plaisir sur ce tournage avec le charmant Antoine Silacci, merci à lui !

J'en profite pour vous pointer ma page revue de presse... on est jamais mieux servie que par soi-même.

mardi 26 novembre 2013

Captain Phillips


Dès que j'ai vu la bande-annonce de Captain Phillips, je savais qu'il fallait que j'aille voir ce film qui parle d'une attaque de pirates somaliens. Pourquoi ? Parce que j'ai vécu une telle attaque (vas-y clique, sinon tu ne comprendras pas la suite). Mais je ne savais pas comment j'allais le prendre, ce qui dépendant beaucoup de la manière dont le film est réalisé/réussi.

Et le film est réussi. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, c'est un film d'action réaliste. Très réaliste. Trop réaliste pour mes nerfs. Le scénario est issu du livre écrit par le Capitaine Phillips lui-même sur cette aventure, et je suppose que lui, ou d'autres professionnels de la mer, de l'armée et d'experts en piraterie, ont collaboré à rendre ce film trop très réaliste.

samedi 23 novembre 2013

Bénichon burger


Pourquoi un burger de la bénichon ? Pourquoi pas. 

L'idée m'est venue en découvrant un produit que je ne connaissais pas : le palet, un steak haché de porc bardé de lard. Il venait combler mon envie de tester la moutarde de bénichon autrement que tartinée sur de la cuchaule. Ajoutez à ça les mini-cuchaules que l'on trouve maintenant assez facilement toute l'année et voici le Bénichon Burger !

vendredi 22 novembre 2013

Tarte aux martiens


Demain est un jour particulier : Doctor Who a 50 ans, et pour ses 50 ans, il y aura un épisode exceptionnel. J'en connais certains qui vont faire des soirées spéciales pour l'occasion, mais que servir à vos invités ? C'est simple : des tartes aux martiens.

En Suisse Romande on appelle aussi ça des caracs (karaks / karacs / Caraques / Caraks... il n'existe pas d'orthographe officielle, mais la plus probable est "carac", diminutif de Caracas, une des origines du chocolat). Voici donc la recette des caracs, ou de la tarte aux martiens, comme vous préférez.

lundi 11 novembre 2013

Vingt-six fois la Suisse



Vingt-six fois la Suisse est une série de documentaires tournés dans les années 70. Un documentaire par canton. J'en ai regardé un et j'ai été fascinée par la manière dont c'est filmé et raconté. De nombreux plans très contemplatifs, des interviews longues qui racontent plus que des faits, des scènes d'ambiance, un montage cinéma (par opposition à un reportage tv saccadé allant au plus efficace d'aujourd'hui). C'est très beau, c'est subjectif et complexe, c'est lent et intelligent. La narration est extrêmement bien écrite. Et j'y ai appris et compris des choses sur des identités particulières. Car, en Suisse, ce questionnement sur notre identité a toujours été au coeur même de cette identité. On se définit souvent d'abord comme appartenant à une ville, puis à un canton, avant de parler du pays. C'est cette multitude d'identités qui fait la richesse de la Suisse. Cette série suit cette idée, sous un format similaire en durée, chaque épisode est différent, chacun colle au canton qu'il raconte, seule constante : la très grande qualité visuelle et narrative.

Je vais détailler les épisodes ci-dessous. J'espère vous donner envie d'en voir certains, que vous soyez suisses ou non. Ces documents sont des morceaux d'Histoire pure dont la forme est brillante et éclairante sur les cultures et identités suisses !

Ces émissions sont longues (entre 45' et 1h15) et nombreuses (22 documentaires en tout, le Jura est encore bernois, et Appenzell RI/RE, Nidwal/Obwald et Bâle Ville/Campagne étant traités ensemble), n'hésitez pas à lancer les vidéos qui commencent toutes par une intro décrivant la forme de l'épisode. Et voici ma sélection des meilleures :
  • Valais : pour son momentum politique très particulier et ses rencontres magnifiques
  • Schwyz : pour découvrir une culture qu'on ne connait pas, dépaysant et passionnant
  • Vaud : exceptionnel par sa richesse littéraire et son portrait étonnant qui ne porte que sur la campagne
  • Grisons : l'épisode dont la forme m'a semblé la plus libre, la plus poétique, la plus passionnante, particulièrement attachée aux auteurs du cru, s'il ne fallait en voir qu'un, ce serait celui-ci !
  • Zürich : portrait complexe de ce canton dont on ne pense plus qu'à la ville, cet épisode fait l'inverse en nous plongeant d'abord dans sa campagne, formellement magnifique
  • Unterwald : canton légendaire formé de Nidwald et Obwald, il permet de se rendre compte à quel point ces deux demi-cantons qui se ressemblent à nos yeux sont parfaitement différents aux leurs
  • Berne : au lendemain d'une nouvelle votation dans la région du Jura Bernois, cet épisode est tout à fait passionnant et vient donner une perspective historique riche sur cette identité bernoise revendiquée.
  • Bâle : ville insolite, riche, politique, culturelle, revendicatrice, fière et pleine d'humour, on en tombe amoureux en même temps que le narrateur

Vous trouverez dans la suite de cet article tous les épisodes par ordre de diffusion (je n'ai pas trouvé de logique, ni temporelle, ni géographique, ni alphabétique). Sous chacun d'entre eux, j'ai rédigé une courte critique qui vous permettra de vous faire une idée de ce que vous pourrez y trouver. J'ai pris beaucoup de plaisir à les voir et à les commenter un par un pour vous... et j'espère que ces 25 heures passées au visionnement et à la rédaction de cet article vous auront donné envie d'en regarder, ne serait-ce qu'un seul !

vendredi 8 novembre 2013

Les pois chiches sont nos amis


... il faut les aimer aussi. Mais c'est comme d'autres légumes/légumineuses, par exemple les lentilles ou le topinambour, ils ont mauvaise réputation. Il suffit d'avoir goûté un plat de lentilles "de cantine" où on ne perçoit qu'un vague goût terreux et aqueux pour être dégoûté à vie. Quant au topinambour, si l'on ne sait pas le cuisiner, c'est la fête aux maux d'estomac et aux gaz... de quoi en effrayer plus d'un. Pourtant, les pois chiches, les lentilles, les topinambour (et plein d'autres) sont délicieux... si l'on sait comment s'y prendre. Je vais vous donner ici des "trucs" pour améliorer la digestion des aliments qui peuvent causer ce genre de désagréments, et plusieurs recettes à base de pois chiche pour vous donner envie de vous y mettre, mais d'abord : pourquoi est-ce que j'aime autant le pois chiche ?

jeudi 7 novembre 2013

Les Grandes Ondes (à l'Ouest)


Les Grandes Ondes (à l'Ouest) est une jolie comédie historique de Lionel Baier. Quoi ? Lionel Baier et comédie dans la même phrase ? Impossible. Et pourtant vrai, et c'est carrément réussi de ce côté-là !

Deux journalistes, un vieux grand reporter de terrain machiste et une jeune féministe ambitieuse, et un technicien à l'orée de la retraite sont envoyés au Portugal en avril 1974 par la SSR (Société Suisse Révolutionnaire de Radio, ancêtre de la RTS) pour couvrir les "oeuvres suisses". Sauf qu'en avril 1974, c'est en pleine Révolution des Oeillets où ils vont se retrouver embrigadés malgré eux avec leur jeune traducteur qui a appris le français en regardant des films de Pagnol.

mardi 5 novembre 2013

#taloz

Merci Martin pour le logo

Si vous êtes sur twitter, vous avez peut-être vu passer le mot #taloz. Il s'agit du hashtag dédié du Twitter Apéro de Lausanne. Ce regroupement de twitteurs à Lausanne a eu lieu pour la première fois en janvier 2010, nous allons donc bientôt fêter ses 4 ans ! Il était temps d'en parler.

Qui ?
Participe qui veut... à condition d'être sur twitter. 
Ce n'est pas une rencontre de copains ou un cercle fermé, le but du jeu est de boire l'apéro en mettant des visages, des voix et parfois des prénoms sur des mystérieux pseudos (en vrai, je ne suis pas un rhinocéros volant, par exemple). Toutes les personnes ayant participé au moins une fois à un #taloz sont listées ici (au nombre de 105 au moment où j'écris ces lignes). Chaque #taloz est différent grâce à cette grande diversité de participants.
Edit : il y a dorénavant un compte twitter : @_taloz dont les followings sont les personnes et lieux ayant participé au moins une fois à un #taloz.

Quoi ?
Boire l'apéro.
Et c'est tout.
On n'est pas là pour réseauter (quoi que ça se fait quand même malgré nous), on n'est pas là pour échanger des cartes de visite, on est là pour continuer ce que l'on fait sur twitter : échanger, partager, raconter des histoires, parfois drôles. On n'a pas de sponsors, pas de couverture médiatique et pas de gourou.

© @MrLafia aka "le 100e" :-)

Comment ?
D'ailleurs le #taloz n'appartient à personne ! Parmi les 6 premiers participants qui ont inventé le hashtag #taloz il y avait par exemple @MdameJo@BonPourTonPoil (ou moi). 99 personnes nous ont donc rejoint depuis. Il n'y a jamais 100 personnes, mais en général entre 15 et 30 personnes durant la soirée. Et si j'organise régulièrement ces manifestations depuis quelques mois, vous êtes les bienvenus pour me suppléer !

Trois contraintes :
  • Trouver une date qui convienne à un joyeux nombre de participants, doodle est ton ami.
  • Trouver un lieu chaleureux qui accepte une réservation "de 18h à la fermeture pour entre 10 et 30 personnes", ce qui est un challenge intéressant.
  • Communiquer sur l'événement (twitter et groupes dédiés sur FB et G+)

Pour le reste, les #taloz ont lieu à la louche tous les 1,5 à 2 mois, depuis bientôt 4 ans, souvent dans des lieux différents (si possible au centre-ville, facile d'accès pour ceux qui viendraient de loin) où il y a suffisamment de place pour bouger un peu et pouvoir discuter avec tout le monde sans être bloqué à une table.

Quand ?
Pour être sûr de ne pas rater les #taloz suivants, il y a un groupe facebook (m'envoyer un MP pour que je vous y invite), une communauté google+ ... et surtout des rappels réguliers si vous suivez de près ou de loin quelques joyeux taloziens dans votre TL twitter.

Et comme on dit dans les milieux autorisés : viendez et RT nombreux !


Et pour ceux qui ont peur de prendre le train... il y a les #htagg à Genève et les tout neufs #timeNE à Neuchâtel ! Youhouhou, la romandie qui tweet et boit l'apéro va conquérir le monde !

samedi 2 novembre 2013

Soulac


Le bord de l'Océan Atlantique, hors saison, rien de tel pour s'aérer l'esprit. J'ai la chance d'avoir une tante qui a une très belle maison à Soulac-sur-Mer où je viens de passer quelques jours, il faisait un temps mitigé de fin octobre, avec du vent et donc aucun touriste, c'était magnifique, et je ne peux m'empêcher de vous montrer beaucoup trop de quelques photos de cette région que j'aime tant (j'y ai passé de très nombreuses vacances estivales quand j'étais enfant et ado, mais de l'autre côté de l'estuaire). Un billet tourisme et nombril donc, j'espère que vous ne m'en voudrez pas.


vendredi 1 novembre 2013

La tarte aux pommes de ma mère (ou presque)


Je n'ai pas de nombreux souvenirs culinaires d'enfance, mais j'en ai tout de même quelques uns. Beaucoup sont liés à des moments particuliers (les picnics de nos vacances ou "courses d'école" où je n'avais pas de chips comme les copains, mais des légumes et fruits coupés en morceaux et des sandwichs faits maison à l'omelette, la honteeeeeee) (c'était bien meilleur) ou à une manière de faire typique que je ne retrouvais pas chez d'autres enfants quand j'étais invitée à manger (les repas pommes de terre en robe des champs et plateau de fromages). Mais certaines recettes restent. En particulier, la tarte aux pommes de ma mère. 

jeudi 31 octobre 2013

Rest@Home


Rest@Home est un service de livraison à domicile un peu particulier. Il existe depuis fin 2012 et permet de commander une gamme très éclectique de plats grâce à leur système, car Rest@Home n'assure que le lien entre le restaurant et vous. Il passe la commande auprès du restaurateur, viens vous livrer et encaisser, mais ils ne cuisinent pas. Ce qui permet à des restaurant qui n'ont pas de service de livraison d'en bénéficier, et vous permet d'avoir une telle gamme à disposition.

Vous pouvez commander Chinois et Italien, comme dans bien d'autres endroits, mais aussi Indien, Japonais, Thaï, des mets typique de brasserie (Restaurant du Port de Pully) ou de rôtisserie (In Finé), des plats santé (Pois Chic, Luncheonette Café) et même des hot dogs ou des pâtisseries ; le midi et le soir, c'est donc également une excellente option pour ceux qui se verraient bloqué au bureau. Les restaurants changent régulièrement, j'y déjà mangé Iranien par exemple (un délice).

Je suis leur cliente depuis le début de l'année 2013 et j'ai déjà fait appel à leur service 8 fois, toujours avec satisfaction. Le gros avantage de Rest@Home c'est qu'il est possible de payer par carte, or souvent, quand je commande c'est à cause de plusieurs facteurs : j'ai la flemme de cuisiner et/ou rien dans mon frigo et/ou la flemme de faire des courses et/ou pas de cash sur moi. Je peux donc rester au chaud sous ma couette, faire mon choix sur le site, environ 1h plus tard (souvent plus rapidement que prévu) ils arrivent pour me livrer. 

L'autre avantage c'est évidemment la gamme de restaurants à choix, malheureusement il n'est pas encore possible de passer une commande simultanée dans deux restaurants différents, quel dommage, j'adorerais manger chinois pendant qu'il mange sa pizza, par exemple. Dans les inconvénients j'ajoute le temps de livraison (une heure donc et non la demi-heure qu'il vous faudrait pour une pizza Fratel e Napule -les meilleures pizzas de Lausanne- mais où il vous faudra payer en cash), les prix (qui sont parfois conformes à ce que pratiquent les restaurants sur place et mériteraient d'être meilleur marché à emporter) et les quelques oublis, de boisson en général, que j'ai constaté dans mes livraisons. Mais globalement, je suis une cliente satisfaite et ravie que ce service existe à Lausanne et alentours.

Si je choisi de vous en parler aujourd'hui, c'est que pour Halloween, vous sachant terrifiés de sortir de chez vous en cette nuit des morts, Rest@Home vous offre la livraison, ce qui me semble un excellent moyen de tester leurs services.


samedi 26 octobre 2013

Rentrée des séries bis


Cette rentrée 2013 s'étale cette année de septembre à novembre, je vous avais fait un premier descriptif des sorties, voici la suite, et surtout mon bilan après quelques épisodes de ce qu'il faut garder cette saison.

A tester :



Masters of Sex
Une des séries les plus attendue de cette rentrée. Dans la vaine historique que le public continue à plébiciter, Masters of Sex s'intéresse à l'Amérique très très puritaine de 1957 dans laquelle le Dr William Masters et son associée Virginia Johnson ont commencé leurs recherches sur la sexualité humaine. Tiré d'une histoire vraie, ce scénario fouillé permet des personnages fouillés et des réflexions historiques, humaines, sentimentales et sociologiques qui promettent d'être haut en couleur. Lizzy Caplan provoque une immédiate envie de soutien à son personnage, Michael Sheen est excellent et la foule de seconds rôles permet de penser que cette série pourrait nous offrir quelques saisons intéressantes (une deuxième saison vient d'être confirmée). Mon coup de coeur de cette rentrée. 


The Wrong Mans
Le lendemain d'une cuite apparemment mémorable (la première scène du réveil est fabuleuse), Sam se rend au travail et est témoin d'un accident de voiture. En reprenant ses esprits après que les secours ne soient partis, il entend un téléphone sonner, il décroche et depuis ce moment-là vont se succéder les péripéties où il est entrainé malgré lui. Humour cynique mais tendre à l'anglaise, réalisation visuelle extrêmement soignée, personnages attachants dans leurs maladresses, j'étais accro après 45 secondes, je le suis toujours après 3 épisodes. Un très jolie surprise de cette rentrée.


Log Horizon
Un manga, pourquoi pas ? Log Horizon raconte l'histoire de joueurs d'un MMORPG qui se retrouvent coincés dans leur jeu tout à coup. Ils ne savent pas ce qui s'est passé et doivent réapprendre à vivre avec les codes du jeu, petit à petit. Les épisodes sont très courts (20 minutes à peine avec une looooongue minute ridicule de générique en pseudo anglais tellement abominable que ça en devient hilarant et 2 minutes encore pire en générique de fin) et on apprend à chaque fois un ou plusieurs éléments qui nous permettent de mieux comprendre comment vivre "en vrai" dans un univers virtuel. Certaines réflexions sont intéressantes, mais c'est surtout très amusant. Je prends un plaisir coupable à regarder ce manga comme quand j'allumais la télé avant d'avoir fait mes devoirs. Mais il s'adresse bel et bien aux adultes (ou jeunes adultes) et mérite d'être reconnus pour son nombre importants de personnages/joueurs féminins, loin d'être accessoires. 


Hello Ladies
Sitcom (sans les rires) de HBO où un nerd qui se croit maître de la drague nous montre l'étendue du désastre, ses amis sont tous aussi loosers que lui... et tout aussi touchants. Ses tentatives pathétiques de séduction couplées à sa solitude me font rire de bon coeur, ça marche, je ne sais pas pour combien de temps, mais ça marche.

The Millers : deux parents divorce et emménage respectivement chez leur fils et leur fille, sur cette prémisse absurde, le rythme est très bon, les acteurs au niveau et les vannes s'enchaînent. Je pense que ça peut tenir le coup pendant un petit moment, mais ça reste une sitcom interchangeable.

Welcome to the Family : une fille, un garçon, deux pères qui se détestent et qui apprennent qu'ils vont devenir les grand-pères du même bébé. Etonnamment plus drôle que le pitch ne le laisse croire, j'ai ri de bon coeur mais je n'arrive pas à m'attacher à ces personnages.

Les immondes décors de "Once Upon a time in Wonderland"


A oublier :

  • Ironside : remake de Ironside diffusée entre 1967 et 1975 avec Raymond Burr en chaison roulante. Ici c'est un acteur noir, du coup ça change tout. Sauf que non. La série a déjà été annulée.
  • Once upon a time in Wonderland : vous aimez "Once Upon a Time", vous adorerez. Malheureusement, moi j'aime, vraiment, Alice au Pays des Merveilles, du coup ce ramassis d'idoties dans des décors miteux envahis de bons sentiments, ça ne va pas être possible.

Encore à venir :

  • Dracula (26 octobre) : je suis pratiquement persuadée que ce sera un navet vu les visuels disponibles, mais ça peut être amusant.
  • Crossbones (1er novembre) : une série dans l'univers des pirates, je ne peux pas rater ça !
  • Almost Human (5 novembre) : dans 35 ans, les policiers de la ville de Los Angeles seront couplés à des robots humanoïdes, le policier qui déteste les robots se retrouve en partenariat avec un robot qui éprouve des émotions... pile ou face, navet ou génie, j'attends avec impatience de découvrir cette série !
  • Ground Floor (15 novembre) : un jeune banquier couche avec une jeune femme qui se trouve travailler dans la même banque que lui. Je sens le truc bancal, mais voilà, ça sort cette année... et c'est la dernière, ça y est on a fait le tour, pfiou.


Pour les séries du précédent billet, voici mon avis après 2, 3 ou 4 épisodes.

Je garde :

  • Hostages : ennui au 2e et au 3e épisodes, j'étais prête à abandonner, malgré Toni Colette que j'adore et qui y met vraiment du sien, et soudain, au 4e épisode, un vrai regain d'intérêt. Je ne suis plus du tout sûre de ce qui m'attend et je m'en réjouis, le rythme devient plus précis, les personnages moins tête à claque et plus attachants, je la garde !
  • The Michael J Fox Show : rafraîchissant, plutôt bien joué, très cliché-sitcom mais qui assume, pour l'instant (4 épisodes), je me marre franchement et je suis toujours autant touchée par Michael J. Fox qui ne joue pas de sa maladie sans la cacher... et sans en faire un enjeu principal.
  • Mom : étonnamment, les vannes se succèdent et continuent à me faire rire et Allison Jeanney est incroyable dans ce rôle à l'opposé total de celui pour laquelle elle est connu dans The West Wing, quant à Anna Faris, elle est plutôt doué dans la vanne rythmée. Mais ça reste de la sitcom bien proprette et je doute de tenir sur la longueur.
J'ai abandonné :
  • The Blacklist : dès le 2e épisode, la systématique scénaristique est mise en place, et malgré quelques questions à résoudre au long terme (Pourquoi l'a-t-il choisi elle ? - entre nous soit dit dès le premier épisode je crois avoir deviné, mais je vais pas vous spoiler si vous ne l'avez pas encore, pensez juste à Dark Vador (oh pardon) - Pourquoi son mari lui ment et qui est-il vraiment ?) cette série va finalement être "à épisode". Dans chacun, un des très méchants de la liste noire va être éliminé, Elisabeth va risquer de mourir jusqu'à ce que le grand énigmatique la sauve. Et effectivement, il sauve, pas seulement Elisabeth, mais la série, grâce au talent de James Spader je pense pouvoir tenir encore quelques épisodes, mais ça reste poussif et décevant, beaucoup trop lisse. J'ai nettement préféré Hannibal à la saison dernière, beaucoup plus abouti scénaristiquement et visuellement.
  • Brooklyn Nine Nine : je trouve toujours aussi plat, aucune surprise, vaguement un sourire parfois, mais les personnages ne m'intéressent pas du tout.
  • The Crazy Ones : malgré Robin Williams, Sarah Michelle Gellar et quelque savoureux seconds rôles, je n'accroche vraiment pas. Le monde de la pub est plus intéressant dans Mad Men, le monde des affaires plus grinçant dans House of Lies, rien de nouveau ni d'original ici.
  • Trophy Wife : malgré un assez bon niveau et le fait que j'ai ri souvent et franchement, je n'arrive pas à m'intéresser aux déboires d'un homme et de ses trop femmes en banlieue chic.
  • Lucky 7 : la série qui me tentait tant n'a pas rencontré son public, elle a déjà été déprogrammée, abandon immédiat pour ne pas être trop déçue.
  • Sleepy Hollow : nope, nope, nope, impossible de supporter le 3e épisode, c'est vraiment trop mauvais. Abandon.
  • Marvel Agent's of Shield : dès le 2e épisode, je n'ai plus eu envie de voir la suite, la "trame" est en place, c'est pleiiiins de bons sentiments et d'un peu d'action, ce qui était attendu, mais ce n'est pas assez rythmé pour moi, et trop niais. J'ai persévéré avec le 3e épisode. Je n'en verrai pas 4 -> abandon.
Je n'ai pas regardé les deuxièmes épisodes de Dads ou de The Goldbergs.


Concernant les reprises, j'ai totalement oublié de vous parler de celle d'une de Bron/Broen (aka The Bridge, l'originale, aka un de mes séries favorites EVER, qui a débuté sa deuxième saison mi-septembre.


Bilan (sévère) de cette rentrée 2013


A garder dans les nouveautés :
  • Masters of Sex
  • The Wrong Mans
  • Log Horizon
  • Hostages
  • Hello Ladies
  • The Michael J Fox Show
  • Peaky Blinders (je vous en parle dans un prochain billet, mini-série anglaise de 6 épisodes)

A continuer dans les séries au long cours :
  • Bob's Burgers : je me répète, mais c'est CULTE.
  • Downton Abbey : malgré une baisse de régime en début de saison, la chorale des personnages continue de fonctionner pour mon plus grand plaisir.
  • Bron/Broen : j'aime toujours autant ces deux protagonistes, mais je suis moins fascinée que la première fois, cette série pourrait perdre de sa magie en tirant sur la corde.

Ce qui fait un total de : 5h par semaine, soit deux soirées séries, largement faisable !
J'ajoute cette remarque pour ceux qui s'étonne de ma capacité à voir autant de séries... la première des raisons est que je n'ai plus de télévision. Je choisis donc mes "programmes" et je sélectionne tout ce que je regarde et quand je veux le regarder. Gain de temps  et de "temps de cerveau disponible" incommensurable.


(Vous serez peut-être surpris de ne pas retrouver :
- Homeland : poussif dès le 2e épisode, cette saison est probablement celle de trop, mais j'aime tant ses personnages que je vais persévérer, au risque de la prendre en gripe.
- How I Met Your Mother / The Big Bang Theory / Parks and Recreation / Modern Family / New Girl  : les saisons passent et se ressemblent je regarde toujours les deux dernières avec plaisir, les trois premières simplement par habitude.)

vendredi 25 octobre 2013

Au Bonheur des Ogres


Au Bonheur des ogres est d'abord un roman de Daniel Pennac. Le premier d'une série que ses fans appellent la saga Malaussène. Quoi que je dise sur cette saga, ce serait spoiler ce film, alors je vais commencer par parler de ce film à ceux qui n'ont jamais lu une ligne de Pennac. Au Bonheur des ogres, le film, a été réalisé par Nicolas Barry, qui avait fait auparavant le délicieux Les Enfants de Timpelbach (que je vous recommande vivement), une histoire chorale de gamins en folie. On retrouve cette idée de troupe ici avec la famille Malaussène, qui est tout à fait attendrissante et barrée. Le grand frère-soutien de famille, Benjamin Malaussène, va se retrouver mêlé à des attentats à la bombe malgré lui (c'est sa spécialité) dans le grand magasin où il travaille. Pour ne pas effrayer sa famille, chaque soir il va leur raconter sa version des faits qui implique une girafe, une course à vélo et toute une panoplie d'effets imaginaires qui font de lui un héros, qu'il n'est pas. C'est même l'anti-héros parfait.

C'est rythmé, drôle, attachant, les décors sont particulièrement soignés et l'histoire rocambolesque fonctionne.

jeudi 24 octobre 2013

Gravity


Je pensais aller voir un film dans l'espace où la 3D allait servir à nous montrer bien tout partout combien c'est beau. Vu le casting Bullock-Clooney, je pensais que le réal n'allait pas résister à nous mettre au moins un petit flirt mignon. J'avais tort.

Gravity est un film d'épouvante. Epouvante dans le sens où il t'embarque, totalement, des premières minutes à la dernière, crescendo, en te faisant éprouver des sensations physiques de peur : palpitation, manque d'air, crispation musculaire. Si vous souffrez de troubles cardiaques et êtes bon public, n'allez pas voir ce film. Cet avertissement devrait être mis à l'entrée des cinémas.

Je ne vais donc être d'aucune originalité et abonder dans le concert généralisé global de louanges à propos de ce film : c'est vachement bien. Voilà. Super utile comme billet non ? En fait, j'ai deux-trois autres trucs à dire. Pour ceux qui ont vu ou pas le film, d'abord, puis il y aura une SPOILER ALERT à laquelle il faudra arrêter votre lecture si vous n'avez pas vu le film et revenir après l'avoir vu, deal ?

même choisir des photos pour illustrer le billet est un enfer, ce sera donc la dernière

Ce film provoque donc des troubles physiques délicieux, flippants, mais délicieux. Comme quand on est ado et qu'on regarde un film pour se faire peur. Les mêmes ressorts : un montage extrêmement précis et rythmé pour faire monter la sauce à chaque séquence flippante (c'est-à-dire toutes), des moments de respiration pour mieux surprendre, un montage sonore d'une efficacité à couper le souffle (littéralement) et des acteurs qui sont excellents pour montrer à quel point leurs personnages sont terrorisés (moi non plus je n'aimais pas trop Sandra Bullock, j'ai changé d'avis).

Alfonso Cuarón (le réalisateur donc) a toujours été très bon au niveau du rythme et de l'utilisation du son (Y tu mamá también, Children of Men), cette fois-ci il excelle. Et il le sait et il s'en amuse. Les premières phrases introductives du film évoquent le silence absolu qui règne dans l'espace par impossibilité de transmission du son, il en rajoute une couche dans les dialogues des premières minutes. Mais que se passe-t-il quand on est dans un silence absolu ? On entend le fonctionnement de notre propre corps. Tout le film est structuré et rythmé avec la respiration des acteurs. (Je ne serais pas étonnée qu'ils aient doublé certaines scènes en post production uniquement avec un concert de respirations.) La respiration et les battements de coeur, la plupart du temps inaudibles ou presque, juste là pour nous faire réagir physiquement, par réflexe, un peu plus fort. Ce qui est intéressant avec le son, c'est que souvent les gens ne le remarquent pas vraiment, ils se souviennent des images, des décors, de la musique, mais ne pensent pas au son, c'est là où Cuarón est bon : il nous fait marcher, crescendo, sans que l'on ne comprenne exactement comment il est possible que nous, dans ce fauteuil de cinéma confortable sur la planète Terre, puissions ressentir aussi bien un manque d'oxygène. 

Et évidemment, avec le son il y a des images qui ne sont pas mal non plus. On peut voir la Terre d'en haut, souvent, et on aurait envie de la contempler, d'avoir un moment pour tenter de comprendre au-dessus de quel continent on se situe, d'observer cette courbure avec ce lever de soleil, les formes des cotes et la couleur de l'eau, les étoiles et la voie lactée, va-t-on voir la lune ? C'est l'impression des premières minutes, c'est beau et on se réjouit de pouvoir regarder ça, on s'inquiète un peu aussi que le réalisateur profite de cette beauté pour la mettre en scène et nous mettre plein les yeux de "joli". Sauf que non, ici l'espace ne sert que de décor, il n'est PAS un personnage du film. Au contraire, on finit par oublier de le regarder. Il sert souvent de point de respiration entre deux crises d'angoisse. Et j'ai adoré ça, qu'on ne tente pas de nous jeter de la "qu'elle est belle notre planète bleue il faut la sauver" aux yeux. Le moment que j'ai trouvé le plus esthétique du film, l'image* que je vais probablement retenir longtemps, est une image où on ne voit pas l'espace du tout.

Le son, l'image, ok, mais qu'en est-il du scénario ?

Il est too much. Mais c'est assumé (je vous explique plus bas pourquoi) et à chaque moment où l'on commence à en vouloir à Cuarón, il rectifie d'une pirouette humoristique et en rajoute une couche supplémentaire. A chaque rebondissement, on se dit qu'il ne pourra pas aller plus loin, mais si, il y arrive, jusqu'aux dernières secondes. On en ressort physiquement sonné, pas par l'enchaînements des péripéties, mais par la montée en puissance des sensations physiques amenées par son montage sonore et visuel.

Et c'est là que la 3D entre en jeu. Grâce à elle, il arrive à nous provoquer encore plus de sensations, on comprend encore mieux l'apesanteur, elle en devient pénible mais fascinante, notre cerveau a du mal à analyser ce que voient nos yeux, à comprendre quel est le point de vue, où l'on se situe, quel est le sens et la vitesse du mouvement de caméra. Et évidemment, comme pour chaque vidéo que l'on peut voir de la sation ISS, on est fasciné par ce qui flotte. Ce qui fonctionne particulièrement bien en 3D. Elle sert donc le propos du film à merveille.

J'espère avoir réussi à vous convaincre, si c'était encore nécessaire, d'aller voir ce film. En 3D avec une salle bien équipée au niveau du son. Quand ce sera fait, et que vous aurez repris votre souffle, revenez lire la suite, ok ?

mercredi 23 octobre 2013

Jobs



J'ai mis beaucoup de temps à aller voir ce film, mais ça y est, je l'ai vu. Pourquoi ai-je mis autant de temps ? Parce que je voulais me déconnecter des avis à l'emporte-pièce des pro/anti Steve Job lui-même et des pro/anti Apple. Aller voir ce film pour ce qu'il est : un long-métrage de fiction, n'est pas chose aisée. Vous me direz : c'est souvent le cas avec les biopics. Mais ici c'est particulier, on parle d'un personnage récent, très récent, qui, bien que disparu il y a peu, continue à avoir une influence sur notre mode de consommation. Nous sommes touchés d'une manière ou d'une autre par son influence, en particulier quand on traine, comme moi, avec des gens qui passent beaucoup trop de temps sur Internet. 

Et le piège reste, malgré la distance que j'ai tenté de prendre avec la sortie du film et ses critiques (que j'ai essayé de ne pas lire, mais il n'est pas facile de ne pas attraper au passage une catch phrase sur twitter), j'ai tenté aussi de prendre de la distance avec mon propre attachement pour les produits à la pomme (ce qui n'est pas évident) et j'ai donc essayé de voir ça comme l'histoire d'un homme. Ou plutôt une partie de l'histoire d'un homme, de ses années d'étudiant, où il brille par son indépendance et son originalité mais pas par ses capacités académiques, à ses premières tentatives en tant qu'entrepreneur, à ses premiers succès, à ses premiers échecs non assumés et à son come-back retentissant et sa première prestation dans la peau de celui qui est resté dans les mémoires avec son col roulé noir, son jean informe, sa gestuelle crispée et son assurance fascinante et dérangeante. Ses dernières années ne sont pas du tout abordées, ses années d'absence après son éviction à peine effleurées. On ne parle que du Jobs d'Apple, celui par qui tout arrive.